Le soir quand je me couche, il se passe du temps avant que mon esprit se sauve vers les reves ...
il se passe beaucoup de temps ou je pense a ce passé qui continue de me hanter ...
je les revois, la, tous les 6, jubilant de ce qu'ils venaient de me faire, et me laissant seule avec ma honte.
en sortant de ce gymnase, je me souviens que je ne suis pas allée en cours, j'avais mal ... moralement et physiquement.... j'ai pris le premier bus en direction de tours, il y avait du monde dans ce bus, et je me suis mise dans le fond, en ne croisant le regard de personne ...
j'etais telle un chien venant de se faire engeuler ... dans mon coin, oreilles baissées.
je me sentais tellement sale, seule ... je n'arrivais pas a pleurer, j'avais les dent sérrées ... je suis descendue en bas de la tranchée, et j'ai traversé le pont...
le vent frais me faisais du bien, je sentais ma peau me bruler, je continuais a avancer, je ne reflechissais plus ... je suis ensuité déscendue au bord de loire, et la, je suis allée presque sous le pont, il y a du sable rappellant un peu le bord de mer ... je me suis assise la, et j'y suis restée toute la journée ... j'etais tellement perdue que toutes ces heures ont défilé comme s'il ne s'etait passé qu'une minute ... je me repassais sans cesse le film de ce qu'il s'etait passé le matin meme ...
et leur derniere phrase cognait encore dans ma tete : "si tu en parles, on te plante !"
je retournais le probleme sans cesse dans ma tete, ne sachant que faire ... j'avais tellement mal ...
vers 16h il me semble, je me suis levée, puis je voulais reprendre le bus dans le sens inverse, il ne fallait pas que je rate le car pour rentrer chez moi .... mes parents se seraient enormément inquietés si je n'etais pas rentrée avec celui ci.
les jambes engourdies, et l'entre-jambe endolorie,déchirée ... je me levais et marchais lentement vers l'arret de bus le + proche, celui d'anatole france.je montais alors dans le 55, lorsque mon telephone s'est mis a vibré. ca ne faisais que quelques semaines que j'avais mon tel portable, c'etait un peu nouveau pour moi, je me souviens que c'etait thomas, mon copain de l'epoque, j'avais 15 ans, il en avait 19, ca faisais environ un mois que nous etions ensemble ... je n'ai pas répondu. de toute facon, aucun mot ne pouvait sortir ... j'ai recu son sms quelques minutes apres... il etait chez mes parents, et attendait que je rentre ...
j'arrivais devant le college ... j'etais mal ... je suis allée devant l'arret du car ... et la, j'attendais.
quand il est arrivé, je suis allée me m'assoir pres d'une fenetre, j'etais tournée vers le dehors, je n'ai parlé a personne.
en rentrant chez moi, j'avais terriblement honte, mais je n'ai rien dit, j'ai embrassé tres rapidement Thomas, et j'ai trouvé n'importe quel pretexte pour aller rapidement dans la salle de bain, ou je suis restée enfermée jusko diner ...
en sortant, j'ai enormément pris sur moi pour masquer ce qu'il c'etait passé ... je ne sais pas comment décrire ce qu'il s'est passé dans ma tete a ce moment la.
je me sentais tellement honteuse et sale, pour moi tout etait de ma faute, meme si aujourd'hui, je commence a comprendre que je n'y etais finalement pour rien...
je ne parlais presque pas, j'ai alors pretexté a nouveau quelque chose qui n'etait pas completement vrai : j'ai dis que ce silence etait du a la fatigue, ce qui n'etait vrai qu'en partie ...
cela fait plusieurs jours que cet article est sur mon ordinateur, en attendant d'etre posté ...
je ne sais pas ce que j'attendais pour le mettre en ligne ... peut-etre le courage d'affronter a nouveau des messages injurieux ...